{"id":1812,"date":"2025-07-29T16:02:18","date_gmt":"2025-07-29T16:02:18","guid":{"rendered":"https:\/\/daara.academy\/?p=1812"},"modified":"2026-03-24T11:09:57","modified_gmt":"2026-03-24T11:09:57","slug":"one-project-a-million-lessons-my-journey-of-growth-and-grit-as-a-young-female-evaluator-through-the-daara-innovation-fund","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/daara.academy\/fr\/2025\/07\/29\/one-project-a-million-lessons-my-journey-of-growth-and-grit-as-a-young-female-evaluator-through-the-daara-innovation-fund\/","title":{"rendered":"Un projet, un million de le\u00e7ons : Mon parcours de croissance et de courage en tant que jeune \u00e9valuatrice gr\u00e2ce au Fonds d'innovation Daara"},"content":{"rendered":"<p>Certains voyages commencent par une liste de contr\u00f4le et un plan, le mien a commenc\u00e9 par un ferry, un c\u0153ur battant et une pri\u00e8re silencieuse. Je ne connaissais pas la peur jusqu'\u00e0 ce que je me retrouve debout sur un pantoo (bac) branlant, traversant la rivi\u00e8re de Kpando \u00e0 Krachi dans la r\u00e9gion d'Oti au Ghana. Au-dessous de moi, l'eau semblait pouvoir m'avaler, au-dessus de moi, le soleil faisait son maximum, et autour de moi, tout \u00e9tait \u00e9tranger, la langue, le paysage, les attentes. Et en moi ? La panique. J'\u00e9tais en route pour superviser la collecte de donn\u00e9es de fin de projet pour un projet que j'avais r\u00e9cemment rejoint, et maintenant, je coordonnais l'ensemble de son \u00e9valuation. Trois mois apr\u00e8s le d\u00e9but du projet. C'\u00e9tait \u00e0 la fois une opportunit\u00e9 et une lourde responsabilit\u00e9.<\/p>\n<p>C'\u00e9tait la premi\u00e8re fois que je dirigeais une \u00e9valuation de cette ampleur. Bien que je n'aie pas particip\u00e9 au projet depuis le d\u00e9but, j'ai re\u00e7u le soutien n\u00e9cessaire et j'ai \u00e9t\u00e9 charg\u00e9e de guider le processus d'\u00e9valuation du projet AI Teachers, financ\u00e9 par le Fonds d'innovation Daara. Le projet, mis en \u0153uvre par Lead for Ghana et Shule Direct en Tanzanie, s'est concentr\u00e9 sur l'am\u00e9lioration des connaissances de base en calcul par le biais d'un programme d'\u00e9valuation pilot\u00e9 par l'IA, eBASE Africa dirigeant l'\u00e9valuation. Il s'agissait d'une courbe d'apprentissage \u00e9norme, mais aussi d'une chance de s'\u00e9lever et de contribuer de mani\u00e8re significative. Se mettre au diapason a n\u00e9cessit\u00e9 un effort intentionnel. Je me suis plong\u00e9e dans la compr\u00e9hension des objectifs du projet, de la th\u00e9orie du changement, du cadre d'\u00e9valuation, des outils, des indicateurs et des ensembles de donn\u00e9es. J'ai pass\u00e9 de longues heures \u00e0 lire la documentation, \u00e0 poser des questions de clarification et \u00e0 examiner les rapports ant\u00e9rieurs. Bien qu'il y ait eu des moments d'incertitude, j'ai aussi trouv\u00e9 des moments de clart\u00e9 et de profonde perspicacit\u00e9 qui ont renforc\u00e9 ma confiance. J'ai saisi toutes les occasions d'apprendre et de progresser.<\/p>\n<p>L'une de mes principales responsabilit\u00e9s consistait \u00e0 affiner nos outils de collecte de donn\u00e9es. Au-del\u00e0 de la conception des formulaires, il fallait appr\u00e9cier les nuances des syst\u00e8mes \u00e9ducatifs du Ghana et de la Tanzanie, adapter les outils aux contextes locaux et garantir la rigueur m\u00e9thodologique. Je me suis efforc\u00e9e d'aligner les outils de pr\u00e9-test et de post-test sur les r\u00e9sultats du projet et de veiller \u00e0 ce que les indicateurs refl\u00e8tent des changements significatifs en mati\u00e8re d'apprentissage. Cette exp\u00e9rience m'a appris que l'\u00e9valuation ne consiste pas \u00e0 cocher des cases, mais \u00e0 poser les bonnes questions et \u00e0 recueillir des informations importantes.<\/p>\n<p><strong><em>Sur la photo, Charlotte avec l'\u00e9quipe de Lead For Ghana et quelques enseignants sur le terrain lors de la collecte des donn\u00e9es de fin de projet.<\/em><\/strong><\/p>\n<p>La collaboration entre pays a apport\u00e9 son lot de le\u00e7ons. La coordination entre les partenaires au Ghana et en Tanzanie, la navigation dans des horaires, des fuseaux horaires et des calendriers \u00e9ducatifs diff\u00e9rents ont exig\u00e9 de la patience, de la strat\u00e9gie et, surtout, de la clart\u00e9. J'ai appris \u00e0 communiquer avec pr\u00e9cision. J'ai appris \u00e0 programmer des suivis sans para\u00eetre pressante, \u00e0 animer des r\u00e9unions o\u00f9 chaque voix \u00e9tait entendue et \u00e0 r\u00e9agir lorsque les donn\u00e9es n'arrivaient pas comme pr\u00e9vu.<\/p>\n<p>Il y a eu des moments de v\u00e9ritable frustration, lorsqu'un partenaire avait mal compris un outil, lorsque des donn\u00e9es nous parvenaient avec des valeurs manquantes, lorsque nous devions revoir les d\u00e9lais en raison de contraintes impr\u00e9vues sur le terrain. Mais j'ai aussi commenc\u00e9 \u00e0 avoir une vue d'ensemble. J'ai commenc\u00e9 \u00e0 comprendre comment toutes ces pi\u00e8ces mobiles s'imbriquaient les unes dans les autres. \u00c0 chaque probl\u00e8me, j'ai d\u00e9couvert de nouvelles fa\u00e7ons de penser. J'ai commenc\u00e9 \u00e0 anticiper les probl\u00e8mes avant qu'ils ne surviennent. J'ai cr\u00e9\u00e9 des mod\u00e8les de suivi, r\u00e9vis\u00e9 les notes d'orientation pour le travail sur le terrain et dirig\u00e9 des sessions d'examen interne avec les partenaires. Je suis devenue une personne sur laquelle l'\u00e9quipe pouvait compter, non seulement pour ex\u00e9cuter des t\u00e2ches, mais aussi pour diriger et s'adapter.<\/p>\n<p>L'un des moments les plus marquants est la visite que j'ai effectu\u00e9e dans l'une des \u00e9coles pilotes au Ghana. J'ai observ\u00e9 un enseignant utiliser l'outil de retour d'information aliment\u00e9 par l'IA pour adapter son cours en fonction des performances de l'apprenant. La pr\u00e9cision avec laquelle il a identifi\u00e9 les lacunes d'apprentissage \u00e9tait incroyable. Et ce qui m'a le plus \u00e9mu, c'est son enthousiasme lorsqu'il s'est rendu compte de son efficacit\u00e9. Il a dit : \"Maintenant, je peux comprendre ce dont mes \u00e9l\u00e8ves ont besoin, avant m\u00eame qu'ils ne le disent\". Ce moment est rest\u00e9 grav\u00e9 dans ma m\u00e9moire. Il a tout valid\u00e9, le stress, les r\u00e9visions, les allers-retours. Il m'a rappel\u00e9 que notre travail n'\u00e9tait pas th\u00e9orique. Il avait un impact r\u00e9el.<\/p>\n<p>Cette exp\u00e9rience n'a pas seulement am\u00e9lior\u00e9 mes comp\u00e9tences techniques, elle a aussi modifi\u00e9 la fa\u00e7on dont je me vois et dont je vois mon r\u00f4le en tant que jeune \u00e9valuateur. J'ai d\u00e9velopp\u00e9 un esprit analytique plus fort. J'aborde d\u00e9sormais les probl\u00e8mes avec plus d'assurance, en les d\u00e9composant et en r\u00e9fl\u00e9chissant syst\u00e9matiquement \u00e0 des solutions. Mon \u00e9criture s'est consid\u00e9rablement am\u00e9lior\u00e9e. J'ai appris \u00e0 formuler les r\u00e9sultats pour diff\u00e9rents publics, donateurs, \u00e9ducateurs, membres de la communaut\u00e9, et \u00e0 trouver l'\u00e9quilibre entre profondeur technique et accessibilit\u00e9.<\/p>\n<p>Je me suis davantage familiaris\u00e9e avec les approches participatives. J'ai cherch\u00e9 activement \u00e0 obtenir un retour d'information de la part de mes partenaires, j'ai revu les protocoles de traduction pour m'assurer que les questions avaient un sens dans les langues locales (dans le cas de la Tanzanie) et j'ai commenc\u00e9 \u00e0 consid\u00e9rer les donn\u00e9es comme une conversation plut\u00f4t que comme une transaction. J'ai r\u00e9alis\u00e9 que l'\u00e9valuation ne consiste pas \u00e0 \u00eatre l'expert qui arrive avec des r\u00e9ponses, mais \u00e0 \u00eatre l'auditeur qui pose les bonnes questions. Et oui, j'ai fait des erreurs. Il y a eu des outils que j'ai r\u00e9vis\u00e9s trop souvent. Des rapports qui ont d\u00fb \u00eatre reformul\u00e9s. Des graphiques qui ne racontaient pas tout \u00e0 fait l'histoire. Mais chaque erreur \u00e9tait une le\u00e7on, et j'ai eu la chance d'avoir une \u00e9quipe qui encourageait la croissance, et non la perfection. Chaque d\u00e9fi est devenu une occasion d'affiner mes comp\u00e9tences.<\/p>\n<p>\u00c0 la fin du projet, je pouvais concevoir avec confiance des cadres MERL, d\u00e9velopper des indicateurs de r\u00e9sultats et de processus, et g\u00e9rer des dynamiques de parties prenantes complexes. Je suis pass\u00e9e d'une jeune femme incertaine de sa place dans le projet \u00e0 une jeune \u00e9valuatrice capable de diriger avec d\u00e9termination et clart\u00e9. Ainsi, le Fonds d'innovation DAARA n'a pas seulement financ\u00e9 une \u00e9valuation, il a financ\u00e9 ma transformation. Il a cr\u00e9\u00e9 un espace pour qu'une jeune femme africaine puisse acc\u00e9der au leadership, apprendre par la pratique et renforcer ses comp\u00e9tences par l'essai et la r\u00e9flexion. Il m'a permis d'assister \u00e0 des r\u00e9unions pour lesquelles je ne me sentais pas qualifi\u00e9e et d'en ressortir avec des id\u00e9es claires, des points d'action et, parfois, des r\u00e9ponses.<\/p>\n<p>Un grand merci \u00e0 mes collaborateurs, Charles de Shule Direct, et Grace et Peter de Lead for Ghana, pour avoir fait en sorte que la collaboration transfrontali\u00e8re se d\u00e9roule sans heurts, m\u00eame lorsque la route \u00e9tait loin de l'\u00eatre. Oui, il y a eu des d\u00e9fis et des contretemps, mais votre professionnalisme a fait toute la diff\u00e9rence.<\/p>\n<p>\u00c0 mes coll\u00e8gues qui travaillent sur d'autres projets du Fonds d'innovation Daara \u00e0 eBASE, merci de m'avoir soutenue. En tant que nouvelle fille naviguant en terrain inconnu, vos conseils, vos encouragements et vos orientations discr\u00e8tes m'ont aid\u00e9e \u00e0 trouver mes marques. Un coup de chapeau particulier \u00e0 Myra, ton soutien m'a beaucoup plus apport\u00e9 que tu ne le penses.<\/p>\n<p>A Rigobert, ta supervision a vraiment fait toute la diff\u00e9rence. Merci de m'avoir confi\u00e9 cette responsabilit\u00e9 et de n'avoir jamais dout\u00e9 de ma capacit\u00e9 \u00e0 m'\u00e9lever, m\u00eame lorsque je n'en \u00e9tais pas s\u00fbr moi-m\u00eame. Tes conseils ont \u00e9t\u00e9 constants, tes commentaires toujours bienveillants et ta patience remarquable. M\u00eame lorsque mes id\u00e9es \u00e9taient mal ficel\u00e9es ou que mes projets n\u00e9cessitaient un travail s\u00e9rieux, vous avez r\u00e9agi avec gentillesse et de mani\u00e8re constructive. Je vous en suis profond\u00e9ment reconnaissant<\/p>\n<p>\u00c0 Julie de Better Purpose, merci pour vos commentaires r\u00e9fl\u00e9chis, ils ont aiguis\u00e9 ma r\u00e9flexion de mani\u00e8re \u00e0 ce que j'en tire profit \u00e0 l'avenir. Vos commentaires m'ont pouss\u00e9 \u00e0 \u00eatre pr\u00e9cis, intentionnel et clair. Votre souci du d\u00e9tail est impeccable. Honn\u00eatement, votre cerveau fait partie de l'\u00e9lite, vous avez le genre de cerveau que je veux avoir quand je serai grand.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>A Patrick, notre chef d'\u00e9quipe, merci de porter cette vision avec tant de conviction. Gr\u00e2ce \u00e0 votre leadership, vous avez inspir\u00e9 une culture qui favorise r\u00e9ellement la croissance, l'apprentissage et les id\u00e9es audacieuses chez eBASE.<\/p>\n<p>\u00c0 toutes les jeunes femmes qui se lancent dans leur premier grand d\u00e9fi, il se peut que vous commenciez par \u00eatre incertaine, d\u00e9pass\u00e9e ou effray\u00e9e. Mais vous grandirez. Vous tr\u00e9bucherez et vous apprendrez. Tu t'adapteras, tu dirigeras et tu r\u00e9ussiras. Il n'est pas n\u00e9cessaire de tout savoir le premier jour, il suffit d'avoir la volont\u00e9 d'apprendre chaque jour qui suit.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Some journeys begin with a checklist and a plan, mine began with a ferry, a pounding heart, and a silent prayer. I didn&#8217;t know fear until I found myself standing on a shaky pantoo (ferry), crossing the river from Kpando into Krachi in Ghana\u2019s Oti Region. Beneath me, the water looked like it could swallow me, above me, the sun was doing the absolute most, and around me, everything was foreign, language, landscape, expectations. And within me? Panic. I was en route to supervise endline data collection for a project I had recently joined, and now, I was coordinating its entire evaluation. Three months in. It was both an opportunity and a serious responsibility. This was my first time leading an evaluation of this scale. Although I hadn\u2019t been part of the project from inception, I was given the necessary support and entrusted with guiding the evaluation process for the AI Teachers Project, funded by the Daara Innovation Fund. The project, implemented by Lead for Ghana and Shule Direct in Tanzania, focused on improving foundational numeracy through an AI-driven assessment program, with eBASE Africa leading the evaluation. It was a huge learning curve, but also a chance to step up and contribute meaningfully. Getting up to speed required intentional effort. I immersed myself in understanding project goals, the theory of change, evaluation framework, tools, indicators, and datasets. I spent long hours reading through documentation, asking clarifying questions and reviewing past reports. While there were moments of uncertainty, I also found moments of clarity and deep insight that strengthened my confidence. I took every opportunity to learn and grow. One of my key responsibilities was refining our data collection tools. This went beyond form design, it required appreciating the nuances of education systems in Ghana and Tanzania, adapting tools to local contexts, and ensuring methodological rigor. I worked to align pre- and post-test tools with project outcomes and to ensure that indicators reflected meaningful learning changes. This experience taught me that evaluation isn\u2019t about ticking boxes, it\u2019s about asking the right questions and capturing insights that matter. Pictured, Charlotte with the Lead For Ghana Team and some Teachers on the field during Endline Data Collection Cross-country collaboration brought its own lessons. Coordinating between partners in Ghana and Tanzania, navigating different schedules, time zones, and education calendars required patience, strategy, and above all, clarity. I learned to communicate with precision. I learned how to schedule follow-ups without sounding pushy, how to facilitate meetings where every voice was heard, and how to respond when data didn\u2019t come in as planned. There were moments of true frustration, when a partner misunderstood a tool, when data came in with missing values, when we had to revise timelines because of unforeseen field constraints. But I also started to see the big picture. I began to grasp how all these moving parts fit together. With each problem, I discovered new ways of thinking. I started anticipating issues before they happened. I created tracking templates, revised fieldwork guidance notes, and led internal review sessions with partners. I was becoming someone the team could rely on, not just to execute tasks, but to lead and adapt. One moment that stands out vividly is my visit to one of the pilot schools while in Ghana. I observed a teacher use the AI-powered feedback tool to adapt his lesson, based on learner performance. The precision with which he identified learning gaps was incredible. And what moved me most was his excitement when he realized it was effective. He said, \u201cNow I can understand what my learners need, even before they speak it.\u201d That moment stayed with me. It validated everything, the stress, the revisions, the back-and-forth. It reminded me that our work wasn\u2019t theoretical. It had a real impact. This experience didn\u2019t just enhance my technical skills, it reshaped the way I see myself and my role as a young evaluator. I developed a stronger analytical mindset. I now approach problems with more confidence, breaking them down into components and systematically thinking through solutions. My writing improved significantly. I learned how to frame findings for different audiences, donors, educators, community members, and how to strike the balance between technical depth and accessibility. I became more grounded in participatory approaches. I actively sought feedback from partners, reviewed translation protocols to ensure questions made sense in local languages,(case of Tanzania) and began to view data as a conversation rather than a transaction. I realized that evaluation is not about being the expert who arrives with answers, but about being the listener who asks the right questions. And yes, I made mistakes. There were tools I revised too many times. Reports that had to be redrafted. Graphs that didn\u2019t quite tell the story. But each mistake was a lesson, and I was fortunate to have a team that encouraged growth, not perfection. Every challenge became an opportunity to refine my skills. By the end of the project, I could confidently design MERL frameworks, develop outcome and process indicators, and manage complex stakeholder dynamics. I have gone from a young woman unsure of her place in the project, to a young evaluator who can lead with purpose and clarity. As such, the DAARA Innovation Fund didn\u2019t just fund an evaluation, it funded my transformation. It created space for a young African woman to step into leadership, to learn through doing, and to build competence through trial and reflection. It allowed me to sit in meetings I once felt unqualified for, and leave those meetings with clarity, action points, and, sometimes, even answers. A heartfelt thank you to my collaborators, Charles from Shule Direct, and Grace and Peter from Lead for Ghana, for making cross-country collaboration feel seamless, even when the road was anything but so. Yes, there were challenges and hiccups, but your professionalism made all the difference. To my colleagues working on other Daara \u00a0Innovation Fund projects at eBASE, thank you for having my back. As the new girl navigating unfamiliar territory, your [&#8230;]\n","protected":false},"author":5,"featured_media":1813,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6],"tags":[],"class_list":["post-1812","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-news-from-daara"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1812","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1812"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1812\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1814,"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1812\/revisions\/1814"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1813"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1812"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1812"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1812"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}