{"id":2840,"date":"2026-02-19T21:45:14","date_gmt":"2026-02-19T21:45:14","guid":{"rendered":"https:\/\/daara.academy\/?p=2840"},"modified":"2026-05-20T17:21:09","modified_gmt":"2026-05-20T17:21:09","slug":"notes-from-saly","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/daara.academy\/fr\/2026\/02\/19\/notes-from-saly\/","title":{"rendered":"Notes de Saly : Id\u00e9es, nerfs et tout le reste"},"content":{"rendered":"<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"2840\" class=\"elementor elementor-2840\">\n\t\t\t\t<div class=\"has_eae_slider elementor-element elementor-element-21208c8 e-flex e-con-boxed wpr-particle-no wpr-jarallax-no wpr-parallax-no wpr-sticky-section-no e-con e-parent\" data-eae-slider=\"4893\" data-id=\"21208c8\" data-element_type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-6c3af16 elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"6c3af16\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p style=\"text-align: center;\"><strong>Auteure: Charlotte Ndum<br \/>eBase Afrique<\/strong><\/p><h3><strong>Je suis all\u00e9e \u00e0 Saly en me disant que j'allais me d\u00e9tendre.\u00a0<\/strong><strong>C'\u00e9tait optimiste.<\/strong><\/h3><h3>Lorsque je suis arriv\u00e9e \u00e0 la deuxi\u00e8me retraite d&#039;apprentissage de Daara (ann\u00e9e 2),\nj&#039;avais d\u00e9j\u00e0 la t\u00eate pleine. Pas de fa\u00e7on dramatique, mais plut\u00f4t d&#039;une charge mentale\nstable et silencieuse, propre au travail qui n&#039;avait pas commenc\u00e9 cette semaine-l\u00e0, ni\nm\u00eame ce mois-l\u00e0. Un travail qui s&#039;\u00e9tait d\u00e9ploy\u00e9 au fil du temps, au sein d&#039;\u00e9quipes et de\npays diff\u00e9rents, avec de nombreuses personnes impliqu\u00e9es et des r\u00e9sultats\nimportants.<\/h3><p>Daara est une plateforme d&#039;apprentissage et d&#039;innovation qui rassemble des organisations\n\u0153uvrant pour la lecture et les math\u00e9matiques fondamentales en Afrique. Elle combine\napprentissage structur\u00e9, \u00e9changes entre pairs et un fonds d&#039;innovation comp\u00e9titif soutenant\nles id\u00e9es nouvelles et prometteuses. Faire partie de Daara, c&#039;est apprendre publiquement,\ntester ses id\u00e9es avec rigueur et composer simultan\u00e9ment avec les possibilit\u00e9s et les\nexigences.<\/p><p>J'ai rejoint eBASE Africa dans le cadre d'un travail li\u00e9 au fonds d'innovation Daara, \u00e0 une\n\u00e9poque o\u00f9 eBASE participait \u00e0 trois projets de consortium diff\u00e9rents. Dans ce contexte, j'ai\npilot\u00e9 l'\u00e9valuation pour l'un des consortiums, tandis que mes coll\u00e8gues, Che Myra et Ambang\nTatiane, ont dirig\u00e9 celles des deux autres. Chacun de nous \u00e9tait pleinement investi dans un projet sp\u00e9cifique, mais nous \u00e9tions constamment en contact, partageant nos connaissances, coordonnant nos approches et nous soutenant mutuellement. J'avais souvent l'impression de travailler \u00e0 la fois au sein d'un projet et au sein de l'\u00e9cosyst\u00e8me Daara dans son ensemble, tant\u00f4t discr\u00e8tement, tant\u00f4t au c\u0153ur de l'action.<\/p><h3><strong>Avant Saly, il y avait le travail<\/strong><\/h3><p>D\u00e8s octobre 2025, date de lancement du fonds d&#039;innovation, mes coll\u00e8gues et moi avons\ntravaill\u00e9 en \u00e9troite collaboration avec des organisations partenaires \u00e0 l&#039;\u00e9laboration de\npropositions. Ces projets, qui couvraient des id\u00e9es et des contextes vari\u00e9s, partageaient\nn\u00e9anmoins un point commun essentiel\u00a0: leur ambition, leur pertinence et leur ancrage dans\ndes enjeux concrets li\u00e9s \u00e0 l&#039;apprentissage fondamental.<\/p><p>Cela impliquait des semaines de discussions, de s\u00e9ances de brainstorming, d&#039;\u00e9bauches de\npropositions, de cycles de retours, de r\u00e9visions et de nouvelles r\u00e9visions. Nous avons fait la\nnavette entre les consortiums, aidant les \u00e9quipes \u00e0 affiner leurs id\u00e9es, \u00e0 \u00e9valuer la faisabilit\u00e9,\n\u00e0 clarifier les questions d&#039;apprentissage et \u00e0 renforcer la logique de leurs propositions.<\/p><p>On nous a confi\u00e9 la direction d'une grande partie de ce processus. Cette confiance\ns'accompagnait d'une grande libert\u00e9, mais aussi d'une lourde responsabilit\u00e9. Certaines\njourn\u00e9es \u00e9taient stimulantes, d'autres interminables, et certaines se terminaient par une fatigue intense, fruit d'un engagement profond dans une course contre la montre. D\u00e8s le mois de janvier, je savais que le fonds d'innovation impr\u00e9gnerait les r\u00e9unions de Saly, m\u00eame si le sujet n'\u00e9tait pas toujours abord\u00e9 ouvertement.<\/p><h3><strong>Arriv\u00e9e \u00e0 Saly : Apprendre dans les lacunes<\/strong><\/h3><p>La retraite elle-m\u00eame a dur\u00e9 trois jours. Ce qui m'a marqu\u00e9 allait bien au-del\u00e0 du programme.<\/p><p>L'un des axes principaux de cette retraite \u00e9tait la collaboration avec les pouvoirs publics, non\npas comme une option secondaire, mais comme une strat\u00e9gie fondamentale pour garantir\nl'envergure, la p\u00e9rennit\u00e9 et un impact concret. \u00c0 maintes reprises, les discussions ont port\u00e9\nsur la signification de l'engagement des gouvernements en tant qu'alli\u00e9s dans la r\u00e9forme de l'\u00e9ducation, partenaires de l'innovation et garants d'un changement durable.<\/p><p>Le fait d&#039;\u00eatre au S\u00e9n\u00e9gal a rendu cela particuli\u00e8rement tangible.<\/p><p>Nous avons appris directement d'organisations partenaires s\u00e9n\u00e9galaises comme ARED et\nLARTES, dont le travail est profond\u00e9ment ancr\u00e9 dans la collaboration avec le gouvernement.\n\u00c9couter leurs r\u00e9cits d'\u00e9volution, de croissance, les compromis et la patience n\u00e9cessaires\npour travailler au niveau syst\u00e9mique a \u00e9t\u00e9 enrichissant et, sinc\u00e8rement, inspirant. Mamadou\nLy, responsable de l'\u00e9quipe ARED, a parl\u00e9 de leadership, de pers\u00e9v\u00e9rance et de mise \u00e0\nl'\u00e9chelle avec une assurance sereine qui d\u00e9coule de son exp\u00e9rience. Impossible de ne pas remarquer Mamadou dans une pi\u00e8ce, en partie \u00e0 cause de sa pr\u00e9sence, et en partie parce qu'il est, litt\u00e9ralement, tr\u00e8s grand. Mais au-del\u00e0 de sa taille, ce sont sa clart\u00e9 et son humilit\u00e9 qui m'ont marqu\u00e9. Entendre parler du parcours d'ARED, notamment de la reconnaissance qu'elle a re\u00e7ue, comme le prix Yidan, a rendu concr\u00e8te l'id\u00e9e d'un travail de longue haleine, align\u00e9 sur les objectifs gouvernementaux, et non plus abstraite.<\/p><p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/ebaseafrica.org\/content\/library\/images\/mceu_10619979721770030995416.jpg\" \/><\/p><p><em><strong>Figure 1: Charlotte avec ses coll\u00e8gues associ\u00e9s<\/strong><\/em><\/p><h3><strong>D\u00e9couvrir le travail dans les \u00e9coles<\/strong><\/h3><p>Les visites scolaires ont \u00e9t\u00e9 un autre moment o\u00f9 la th\u00e9orie s&#039;est heurt\u00e9e \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9.<\/p><p>En visitant les salles de classe o\u00f9 les innovations d'ARED avaient \u00e9t\u00e9 mises en \u0153uvre en\ncollaboration avec des partenaires gouvernementaux, les discussions sur l'\u00e9chelle et les syst\u00e8mes ont pris tout leur sens. Il ne s'agissait pas de projets pilotes marginaux, mais de programmes int\u00e9gr\u00e9s au sein de l'enseignement public, \u00e9labor\u00e9s avec les enseignants et g\u00e9r\u00e9s localement.<\/p><p>Pour moi, cela a renforc\u00e9 un point important\u00a0: travailler avec le gouvernement est lent,\ncomplexe et parfois frustrant, mais c\u2019est aussi l\u00e0 que le changement devient durable.<\/p><h3><strong><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/ebaseafrica.org\/content\/library\/images\/mceu_36781260511770205840983.jpg\" \/><\/strong><\/h3><p><strong><em>Figure 2 : Visite et observation de l&#039;approche de rem\u00e9diation en calcul inspir\u00e9e par\nARED \u00e0 l&#039;\u00c9cole NGOR NDAME NDIAYE FATICK<\/em><\/strong><\/p><h3><strong>La s\u00e9ance qui m&#039;a fait r\u00e9fl\u00e9chir<\/strong><\/h3><p>Une s\u00e9ance, en particulier, m&#039;a marqu\u00e9e : \u00ab Regarder en arri\u00e8re pour mieux avancer \u00bb.\u00a0<em>Regarder en arri\u00e8re pour mieux avancer.<\/em><\/p><p>La session invitait les organisations \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir ouvertement sur l'ann\u00e9e \u00e9coul\u00e9e, sur leurs\nr\u00e9ussites, leurs difficult\u00e9s et les enseignements tir\u00e9s en vue de 2026. Ce qui m'a frapp\u00e9, c'est\nle ton. Il ne s'agissait pas d'une r\u00e9flexion format\u00e9e, mais d'une r\u00e9flexion sinc\u00e8re. On a parl\u00e9 de croissance, mais aussi de tensions, de progr\u00e8s, mais aussi d'incertitudes. Ces r\u00e9flexions m'ont rappel\u00e9 que m\u00eame au sein d'organisations solides et de dirigeants exp\u00e9riment\u00e9s, personne ne d\u00e9tient la v\u00e9rit\u00e9 absolue. Cette honn\u00eatet\u00e9 m'a pouss\u00e9 \u00e0 l'introspection. Je me suis retrouv\u00e9 \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 ma propre ann\u00e9e, au rythme de travail, aux responsabilit\u00e9s que j'avais assum\u00e9es plus t\u00f4t que pr\u00e9vu et \u00e0 la fa\u00e7on dont j'avais appris, simplement en restant pr\u00e9sent et ouvert.<\/p><h3><strong>Journ\u00e9e de pitching, vue de c\u00f4t\u00e9<\/strong><\/h3><p>Puis vint la s\u00e9ance de pitching.<\/p><p>Cinq consortiums pr\u00e9sentaient des projets pour le Fonds d'innovation. Seuls trois seraient\nretenus. eBASE Africa \u00e9tait impliqu\u00e9e dans quatre d'entre eux. Je ne pr\u00e9sentais pas, mais\nj'\u00e9tais profond\u00e9ment impliqu\u00e9e. Nous avions travaill\u00e9 en \u00e9troite collaboration avec les\nmembres des consortiums durant les mois pr\u00e9c\u00e9dant l'\u00e9v\u00e9nement, en les aidant \u00e0\nd\u00e9velopper leurs id\u00e9es et \u00e0 les communiquer efficacement. Myra et Tatiane ne pouvaient pas\n\u00eatre pr\u00e9sentes physiquement \u00e0 la r\u00e9union, je les tenais donc inform\u00e9es en temps r\u00e9el, ce qui\npermettait de partager leur stress malgr\u00e9 la distance. J'ai assist\u00e9 aux pr\u00e9sentations,\nparaissant calme, mais int\u00e9rieurement tr\u00e8s attentive. Je repensais sans cesse aux mois de\ntravail, \u00e0 l'attention et \u00e0 la conviction qui avaient pr\u00e9sid\u00e9 \u00e0 chaque projet.<\/p><p>Lorsque les r\u00e9sultats ont \u00e9t\u00e9 annonc\u00e9s plus tard dans la journ\u00e9e, le soulagement fut\nimm\u00e9diat. La gratitude suivit. Puis une tristesse plus discr\u00e8te s&#039;installa face aux id\u00e9es qui\nn&#039;avaient pas abouti. Certaines \u00e9taient prometteuses, et il \u00e9tait n\u00e9cessaire de le reconna\u00eetre.<\/p><p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/ebaseafrica.org\/content\/library\/images\/mceu_63304590431770031014973.jpg\" \/><\/p><p><strong><em>Figure 3 : Nancy pr\u00e9sente la proposition Kalimani au Jenga Hub, \u00e0 la Fondation Action\net au Consortium eBASE.<\/em><\/strong><\/p><h3><strong>Ce qui me travaille encore<\/strong><\/h3><p>J&#039;ai quitt\u00e9 Saly avec les id\u00e9es claires.<\/p><p>Sur la mani\u00e8re dont nous soutenons les id\u00e9es sans nous attacher aux r\u00e9sultats.<br \/>Sur la fa\u00e7on dont la responsabilit\u00e9 peut survenir plus t\u00f4t que pr\u00e9vu, et sur la mani\u00e8re dont on\nl&#039;acquiert progressivement.<br \/>Sur la fa\u00e7on dont les espaces d&#039;apprentissage peuvent accueillir \u00e0 la fois la confiance et le\ndoute.<\/p><p>Cette retraite m&#039;a rappel\u00e9 que ce travail n&#039;est pas seulement technique. Il est relationnel,\n\u00e9motionnel et profond\u00e9ment humain. Et parfois, \u00eatre pr\u00e9sent, \u00e9couter attentivement et bien\nfaire sa part suffit.<\/p><p>Je pense encore \u00e0 Saly, et je soup\u00e7onne que cela va durer un certain temps, non seulement\n\u00e0 cause de la retraite elle-m\u00eame, mais aussi parce qu'\u00e0 un moment donn\u00e9, les conversations\nse sont d\u00e9plac\u00e9es dans un espace o\u00f9 la musique \u00e9tait plus forte, la lumi\u00e8re plus tamis\u00e9e et les objectifs d'apprentissage bien moins nombreux. Il s'av\u00e8re que les personnes qui consacrent leurs journ\u00e9es \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir s\u00e9rieusement \u00e0 l'\u00e9ducation sont aussi, \u00e9tonnamment, d'excellents danseurs.<\/p><p>Je suis \u00e9galement profond\u00e9ment reconnaissante \u00e0 l'\u00e9quipe du Secr\u00e9tariat de Daara pour\nl'organisation de cette retraite, men\u00e9e avec tant de soin et de d\u00e9termination, ainsi qu'\u00e0 des\npartenaires comme la Fondation Gates, repr\u00e9sent\u00e9e par Izzy Boggild-Jones, dont l'accent constant mis sur l'apprentissage, la r\u00e9flexion et la vision \u00e0 long terme a donn\u00e9 \u00e0 la retraite un cadre \u00e0 la fois stimulant et rassurant. De la vision d'ensemble aux moindres d\u00e9tails, leur travail a permis \u00e0 chacun d'entre nous de simplement \u00eatre pr\u00e9sent, de s'investir pleinement et de se concentrer sur la t\u00e2che.<\/p><p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"https:\/\/ebaseafrica.org\/content\/library\/images\/mceu_37592162611770031157519.jpg\" \/><\/p><p><strong><em>Figure 4 : Paulene, Charlotte, Mammuso et Rasheedat en route pour le d\u00eener.<\/em><\/strong><\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"has_eae_slider elementor-element elementor-element-f347689 e-flex e-con-boxed wpr-particle-no wpr-jarallax-no wpr-parallax-no wpr-sticky-section-no e-con e-parent\" data-eae-slider=\"56293\" data-id=\"f347689\" data-element_type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-b6bbacd elementor-widget elementor-widget-button\" data-id=\"b6bbacd\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"button.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-button-wrapper\">\n\t\t\t\t\t<a class=\"elementor-button elementor-button-link elementor-size-sm\" href=\"https:\/\/ebaseafrica.org\/blog\/notes-from-saly--ideas--nerves--and-everything-in-\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\n\t\t\t\t\t\t<span class=\"elementor-button-content-wrapper\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<span class=\"elementor-button-text\">ARTICLE DE EBASEAFRICA<\/span>\n\t\t\t\t\t<\/span>\n\t\t\t\t\t<\/a>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<div class=\"has_eae_slider elementor-element elementor-element-43bc990 e-flex e-con-boxed wpr-particle-no wpr-jarallax-no wpr-parallax-no wpr-sticky-section-no e-con e-parent\" data-eae-slider=\"72861\" data-id=\"43bc990\" data-element_type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-b9faf8d elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"b9faf8d\" data-element_type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p><em><strong>R\u00e9f\u00e9rence :<\/strong><\/em> <span style=\"color: #0000ff;\"><a style=\"color: #0000ff;\" href=\"https:\/\/ebaseafrica.org\/blog\/notes-from-saly--ideas--nerves--and-everything-in-\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">https:\/\/ebaseafrica.org\/blog\/notes-from-saly&#8211;ideas&#8211;nerves&#8211;and-everything-in-<\/a><\/span><\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Author: Charlotte NdumeBase Africa &#8220;I went to Saly telling myself I was going to relax.\u00a0This was optimistic.&#8221; By the time I arrived at the Daara Year 2, second Learning Retreat, my head was already full. Not in a dramatic way, just in the steady, quiet way that comes from carrying work that didn\u2019t begin that week, or even that month. Work that had been unfolding over time, across teams and countries, with many people involved and outcomes that mattered. Daara is a learning and innovation platform that brings together organisations working on foundational literacy and numeracy across Africa. It combines structured learning, peer exchange, and a competitive Innovation Fund that supports new and promising ideas. Being part of Daara means learning in public, testing ideas seriously, and sitting with both possibility and pressure at the same time. I joined eBASE Africa through work linked to the Daara Innovation Fund, at a time when eBASE was part of three different consortium projects. Within that setup, I led the evaluation for one consortium, while my colleagues, Che Myra and Ambang Tatiane, led the evaluations for the other two. Each of us was deeply embedded in a specific project, but we were constantly in conversation across projects, sharing insights, coordinating approaches, and supporting one another. For me, it often felt like working both from within a project and across the wider Daara ecosystem, sometimes quietly in the background, and sometimes right in the middle of things. Before Saly, There Was the Work From October 2025, when the Innovation Fund was launched, my colleagues and I were working closely with partner organisations to prepare proposals. These projects cut across different ideas and contexts, but they shared something important: they were ambitious, thoughtful, and grounded in real challenges around foundational learning. This meant weeks of conversations, brainstorming sessions, proposal drafts, feedback rounds, revisions, and re-revisions. We moved between consortiums, helping teams sharpen ideas, think through feasibility, clarify learning questions, and strengthen the logic of our proposals. We were trusted to lead much of this process. That trust came with freedom, but also weight. Some days were energising. Other days were long. And some days ended with the kind of tiredness that comes from caring deeply while racing against deadlines. By the time January arrived, I already knew the Innovation Fund would be an emotional undercurrent of the Saly retreat, even if it wasn\u2019t always spoken about directly. Arriving in Saly: Learning in the Gaps The retreat itself lasted three days. What stayed with me went well beyond the agenda. One of the central threads of the retreat was working with government, not as an afterthought, but as a core strategy for scale, sustainability, and real impact. Again and again, conversations returned to what it means to engage governments as allies in education reform, partners in innovation, and custodians of long-term change. Being in Senegal made this especially tangible. We learned directly from Senegalese partner organisations like ARED and LARTES, whose work is deeply embedded in collaboration with government. Listening to their organisational journeys, their growth, and the compromises and patience required to work at system level was grounding and, honestly, inspiring. ARED\u2019s team lead, Mamadou Ly, spoke about leadership, persistence, and scale with a calm confidence that comes from experience. It is impossible to miss Mamadou in a room, partly because of his presence, and partly because he is, quite literally, very tall. But beyond the height, it was his clarity and humility that stayed with me. Hearing about ARED\u2019s journey, including recognition like the Yirdan Prize, made the idea of long-term, government-aligned work feel real, not abstract. Figure 1: Charlotte with fellow Partners Seeing the Work in Schools The school visits were another moment where theory met reality. Walking into classrooms where ARED\u2019s innovations had been implemented in collaboration with government partners brought the conversations about scale and systems to life. These were not pilot projects sitting on the margins, they were programmes embedded within public education spaces, shaped with teachers, and owned locally. For me, this reinforced something important: working with government is slow, complex, and sometimes frustrating, but it is also where change becomes durable. Figure 2: Visit and observation of the ARED inspired Remediation approach in Numeracy at Ecole NGOR NDAME NDIAYE FATICK The Session That Made Me Pause One session, in particular, stayed with me:\u00a0Looking Back to Leap Forward. The session invited organisations to reflect openly on the past year, on what had gone well, what had been difficult, and what they were learning as they looked ahead to 2026. What struck me was the tone. This wasn\u2019t polished reflection. It was candid. People spoke about growth, but also about strain. About progress, but also about uncertainty. Listening to these reflections reminded me that even in spaces filled with strong organizations and experienced leaders, no one has it fully figured out. That honesty pushed me inward. I found myself reflecting on my own year, the pace of the work, the responsibility I had taken on earlier than I expected, and how much of my learning had come from simply staying present and open. Pitch Day, From the Side Then came the pitching session. Five consortiums were presenting Innovation Fund ideas. Only three would be selected. eBASE Africa was involved in four of them. I wasn\u2019t presenting, but I was deeply invested. We had worked closely with consortium members in the months leading up to this moment, supporting the thinking behind their ideas and helping shape how those ideas were communicated. Myra and Tatiane couldn\u2019t be physically present at the retreat, so I was updating them in real time, which meant the nerves were shared across distance. I sat through the pitches outwardly calm, inwardly alert. I kept thinking about the months behind each presentation, the work, the care, the belief that had gone into each idea. When the results were announced later that day, relief came quickly. Gratitude followed. And then a quieter feeling for the ideas that didn\u2019t [&#8230;]\n","protected":false},"author":1,"featured_media":2907,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[8],"tags":[],"class_list":["post-2840","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-blogs"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2840","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2840"}],"version-history":[{"count":26,"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2840\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3248,"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2840\/revisions\/3248"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2907"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2840"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2840"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/daara.academy\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2840"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}