Nous avons récemment conclu la retraite d’apprentissage Daara pour la deuxième année du programme, à Saly, au Sénégal, réunissant 33 partenaires issus de 16 organisations œuvrant au renforcement des compétences fondamentales en lecture, écriture et calcul en Afrique subsaharienne. Ce séminaire était axé sur une priorité commune : comment soutenir les réformes éducatives menées par les gouvernements grâce à des innovations rentables et adaptables à grande échelle.
Lors d’un panel où nous avons l’honneur d’avoir un représentant du ministère sénégalais de l'Éducation nationale, M. Samba Gaye, d'ateliers de travail en groupe et d'observations en classe dans des écoles de Fatick et de Bambey, les partenaires ont pu examiner les conditions nécessaires à une collaboration efficace avec les gouvernements pour la mise en œuvre de l'innovation à l'échelle nationale. Les discussions ont souligné l'importance de s'aligner sur les réformes menées par le gouvernement et de co-concevoir des solutions pouvant être approuvées, appropriées et pérennisées par les institutions publiques, tout en restant réalistes en termes de coûts, de capacités et de mise en œuvre à long terme. Les participants ont partagé leurs réflexions sur les réussites et les difficultés rencontrées dans la collaboration entre les ONG et les gouvernements. Des facteurs clés de succès sont ressortis de manière récurrente : des structures de gouvernance claires, des rôles bien définis, des points d'entrée stratégiques, des relations de confiance, la redevabilité et un leadership fort.
Un message s'est clairement dégagé : le déploiement à grande échelle de programmes novateurs en faveur des apprentissage fondamentaux exige une collaboration intentionnelle, inclusive et ancrée dans les réalités des systèmes d'éducation publique. Aucun acteur ne peut y parvenir seul.
Les partenaires ont également puisé leur inspiration dans le parcours organisationnel d'ARED et de LARTES, co-organisateurs de notre retraite. Lors d'échanges enrichissants avec Mamadou Ly, Awa Ka Dia et Abdou Sarr, les participants ont réfléchi à l'évolution du leadership et des approches programmatiques d'ARED au fil du temps, face à la complexité, à la gestion du changement et au développement des compétences nécessaires à un impact durable. Les sessions ont également examiné comment ARED et LARTES (représenté par la Professeure Rokhaya Cisse et Binta Rassouloula Aw) utilisent les données probantes pour éclairer les politiques et les pratiques, en étroite collaboration avec les pouvoirs publics. Leurs expériences ont mis en lumière les fondements organisationnels et programmatiques qui sous-tendent une collaboration pérenne avec les autorités locales et nationales.
Cette retraite a également permis de définir des priorités communes pour 2026, de réfléchir à l'orientation future de Daara et d'attribuer des subventions du Fonds d'innovation à des initiatives présentant un fort potentiel d'impact systémique. En définitive, elle a réaffirmé l'engagement de Daara non seulement à favoriser l'innovation, mais aussi à aider ses partenaires à la traduire en améliorations durables et à grande échelle pour les acquis d'apprentissage fondamentaux, grâce à une collaboration gouvernementale efficace.
Nous adressons nos sincères remerciements à ARED et LARTES pour leur accueil chaleureux et leur hospitalité typique de la Teranga, au Ministère de l'Éducation nationale du Sénégal et à la Fondation Gates, notamment à Izzy Boggild-Jones et Clio Dintilhac, pour leur partenariat et leur soutien constants. Ensemble, ces collaborations démontrent ce qu'il est possible d'accomplir lorsque des acteurs aux profils complémentaires s'unissent autour d'un objectif commun : améliorer l'apprentissage fondamental pour tous les enfants. Nous attendons avec impatience la prochaine retraite!


